PRENDRE POSSESSION
DU FORMAT.
Ce qui importe c'est d'arriver rapidement à un
résultat et de pouvoir être satisfait de votre
travail.
Une erreur qui revient souvent chez les artistes débutants, c'est
le fait d'être perdu devant sa feuille blanche, surtout devant les
grands formats et de pas savoir par où et où commencer.
LE CROQUIS
En premier lieu prenez le taureau par les cornes, entrainez-vous à dessiner
la ligne avant de dessiner les modelés, car avant tout, il est important
de dessinez juste et il faut commencer par le commencement . Evitez de
dessiner rikiki au centre de la feuille utilisez tout l'espace de la feuille,
ne vous attardez pas sur des détails, synthétisez, allez
vers l'essentiel, evitez le superflu.
Entrainez-vous en dessinant des croquis au fusain rapides du modèle
, déplacez-vous, tournez autour du modèle, recadrez, ceci
vous permettra de vous échauffer et de bien percevoir le sujet avant
de commencer un fusain de grand format.
LA PREMIERE EBAUCHE
Utilisez toute la surface de votre format, quand vous dessinez (par exemple
un nu), Commencez au fusain léger et tendre tous les contours de votre
sujet sans trop appuyer, repérez bien tous les espaces entre les
membres pour garder de bonne proportions, ce qui vous permet de corriger
facilement. En effet pour dessiner juste il faut bien repérer les
vides. Le fait de démarrer directement au fusain vous permettra
de faire fondre ces premiers jets dans l'oeuvre finale sans laisser de
traces disgracieuses de crayons de graphite.
TRAIT OU MODELÉ
Des artistes préconisent de choisir entre la technique du trait
ou du modelé sans mélanger celles-ci, il est vrai que lorque
l'on débute il vaut mieux scinder les 2 techniques pour pouvoir
en avoir la maîtrise totale. Mais après quelques années
d'expérience rien n'empêche d'amalgamer les deux techniques
pour s'affirmer dans un style personnel (de toute façon l'art c'est
le seul espace de liberté totale). Personnellement J'adore allier
les deux et j'en ajoute d'autre ex : je revient dans le dessin au fusain
avec un large pinceau, trempé dans le pétrole blanc ou la
thérébentine pour de grands applats en y laissant même
quelques coulées qui dynamisent et humanisent le dessin. Essayez,
vous verrez que les effets sont infinis et que ceux-ci s'approchent du
lavis à l'encre de chine mais avec plus de veloutés. |