|
l'Homme de Vitruve
de Léonard
de Vinci (1452-1519)
Ce dessin illustre un passage
du livre « De
Architectura » de Vitruve (Marcus Vitruvius Pollo,
1er siècle avant Jésus-Christ,actif sous
Jules César et Auguste) L'image est sans fin reproduite,
pourtant peu de gens savent ce qu'elle signifie. Vitruvius
a indiqué que les proportions d'un bâtiment
devraient correspondre à ceux d'une personne,
et fixé ce qu'il a considéré comme
les mesures relatives d'un humain idéal.
- La nature a construit le corps humain selon certains canons : le
visage, depuis le menton jusqu'au sommet du front et à la
racine des cheveux vaut le dixième de sa hauteur, de même que la
main ouverte, depuis l'articulation du poignet jusqu'à l'extrémité du
majeur : la tête, depuis le menton jusqu'au sommet du crâne, vaut
un huitième ; du sommet de la poitrine mesuré à la base
du cou jusqu'à la racine des cheveux on compte un sixième ; du
milieu de la poitrine au sommet du crâne, un quart. Quant au visage, le
tiers de sa hauteur se mesure de la base du menton à la base du nez ;
le nez, de la base des narines jusqu'au milieu de la ligne des sourcils, en vaut
autant ; de cette limite jusqu'à la racine des cheveux on définit
le front qui constitue ainsi le troisième tiers. Le pied correspond à un
sixième de la hauteur du corps, l'avant-bras à un quart, ainsi
que la poitrine. Les autres membres ont également des proportions spécifiques,
qui les rendent commensurables entre eux....
- Le centre du corps humain est en outre par nature le
nombril ; de fait, si l'on couche un homme sur le dos, mains et jambes écartées,
et qu'on pointe un compas sur son nombril, on touchera tangentiellement, en décrivant
un cercle, l'extrémité des doigts de ses deux mains et de ses orteils.
Mais ce n'est pas tout : de même que la figure de la circonférence
se réalise dans le corps, de même on y découvrira le schéma
du carré. Si en effet mesure est prise d'un homme depuis la plante des
pieds jusqu'au sommet de la tête et qu'on reporte cette mesures sur la
ligne définie par ses mains tendues, la largeur se trouvera être égale à la
hauteur, comme sur les aires carrées à l'équerre.
La synthèse des deux figures sur le même corps central en ne dédoublant
que les membres scapulaires (supérieurs) et pelviens (inférieurs)
dont le gauche est de profil pour apprécier la longueur du pied et donner
de l'assise à la base, sont les derniers traits de génie qui font
de cette image une véritable icône.
|
|
|
 |
| Au début ne cherchez pas à dessiner
les détails. Limitez vous aux lignes et aux formes,
à la structure géométrique du sujet . |
|