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La palette de couleurs de base pour la peinture à l’aquarellle

Les palettes de couleurs doivent se composer selon la nature du sujet

Quelques couleurs de base que l’on utilisait au début du siècle passé, de nos jours quelques unes d’entre-elles ont été supprimées pour cause de toxicité :

Auréoline
Laque jaune d’alizarine
Jaune inden
Vermillon
Rouge de Cadmium
Laque de garance rose
Ocre jaune
Terre de sienne naturelle
Terre de Sienne brûlée
Sépia colorée
Brun de Madder
Vert émeraude
Vert de Chine
Bleu de cobalt
Bleu outremer
Bleu saphir

Quelques couleurs supplémentaires :

Cadmium orange, Mine orange, laque de garance rose doré, Rouge rubis, Rouge phénicien, Vert Véronèse, Vert de cobalt, Smalt, Violet de cobalt, Violet minéral

le jaune auréoline


Ce jaune est aujourd’hui appelé jaune de cobalt. C’est une couleur relativement coûteuse. Elle est très lumineuse elle ne tire pas sur le citron, il est pâle mais lumineux. Il est très apprécier pour sa pureté, mais aussi dans les mélanges et particulièrement en l’associant à des verts émeraude, il est performant pour donner de la clarté dans les feuillages et est très résistant à la lumière. Il est plus apprécié que le jaune de cadmium qui a tendance à être d’une nature plus opaque et plus lourde, on peut aussi remplacé l’auréoline par du jaune de cadmium citron, cependant méfiez vous de certain mélange à des pigments de couleur verte.

Laque jaune d’alizarine


Cette nuance de jaune varie beaucoup selon leurs frabricants. Le jaune des fabriquants anglais tire sur le vert, ce qui enlève à la couleur une partie de son intérêt. Par contre, les jaunes préparés par les fabriquants français avec la même matière sont ne nuance pure et franchement jaune en pleine teinte, comme lors de leur utilisation dans les dégradés.
Le jaun-indien extra-fin est une couleur superbe, il illumine la palette de l’aquarelliste.
Le jaune indien doit être semi-transparent, ce qui permet en le mélangeant aux divers tonalités de bleu d’obtenir des verts exempts de lourdeur.
On a fait au jaune indien une réputation imméritée en le considérant comme peu solide. Cependant sa résistance à la lumière est égale aux meilleurs couleur de la catégorie. Il doit être utilisé sans inquiétude.

Le rouge vermillon


Quoique d’une grande finesse, les particules de couleur, par leur poids, se séparent rapidement du milieu aqueux dans lequel elles sont en suspension. Elles se déposent au creux du papier, et d’une façon si irrégulière qu’un lavis exécuté au vermillon se trouverait d’une apparence assez désagréable d’aspect. Cependant le rouge de vermillon fait partie des rouges riches de ton mis à la disposition de l’artiste. Sa nuance peut être corrigée avec le jaune de cadmium orangé, le jaune indien ou avec les laques. Il est précieux pour faire valoir ces dernières, par le moyen des glacis, la solidité du vermillon est assez bonne.

Le rouge de cadmium


À ceux qui considèrent trop les défauts du vermillon, le rouge de cadmium sera pour eux une couleur exceptionnelle par sa vivacité, sa fixité, il fournit beaucoup et ne fait pas de grains, cependant c’est aussi une couleur assez opaque

Les laques de garance


Couleurs très transparentes, d’une grande fraîcheur dans les dégradés. Plusieurs variétés de tons existent (claire, foncée, dorée…) cependant on peut être tenté de supposer qu’une teinte de laque de garance ordinaire, et une même laque de garance foncée, diluée par l’addition d’une quantité suffisante d’eau, donnera exactement la exactement la nuance de la garance rosée ou dorée. C’est inexact, et l’expérience montre que les roses obtenus avec ces deux dernières couleurs sont nettement plus délicats ; les laques de garance sont très employées en glacis et en mélange avec le bleu de cobalt, touchées ou non d’ocre jaune, de même qu’avec le vert émeraude, elles fournissent des gris très fins. Grâce à l’apprêt qu’elles contiennent en forte proportion, elles sèchent assez lentement, ce qui permet des reprises dans les frais et de travailler dans l’humide.

L’ocre jaune


Bien que l’on reconnaisse à l’ocre jaune de grandes qualités (certains peintres affirment qu’elle est la seule à faire la lumière), on lui reproche, à l’aquarelle, de donner des tons lourds dans les mélanges, surtout quand elle y rentre en grande proportion et que la teinte est intense. Et on en tire cette conclusion, qu’il faut l’utiliser très diluée. On évitera cet inconvénient, qui est le fait des ocres opaques, en choisissant une ocre jaune transparente, ce qui demandera des recherches, car peu de fabricants en préparent de cette sorte, on peut y remédier en broyant finement la couleur préparée et en y adjoignant une plus forte proportion de liant, de miel et de gomme arabique. Cette couleur mélangée à tous les bleus de la palette permet d’obtenir des verts rompus dont on a besoin en paysage.

La terre de Sienne naturelle


Couleur très solide d’un joli brun, transparente, elle a le défaut de durcir à l’air. Il faut s’appliquer à la remplacer souvent sur sa palette ou ne la sortir du tube qu’en petite quantité. Mélangée aux verts de la palette, elle donne les tons chauds des feuillages.